Bonjour
à toutes,
La semaine dernière, nous avons eu l’occasion d’entendre
Mme Hajer Chalghoumi se prononcer sur son article de recherche portant sur la
distinction entre les aides techniques (AT) et les TIC en éducation. Avant d’assister
à la conférence, et dans le but de m’informer sur le sujet qui serait abordé, j’ai
fait la lecture de son article intitulé « Repenser la définition des aides
techniques en éducation » (Chalghoumi, 2012). D’abord, je dois dire que j’ai
trouvé son thème de recherche particulièrement intéressant. En effet, je ne m’étais
jamais questionnée à propos des différences qui existent, ou qui devraient
exister, entre les aides techniques fournies aux élèves ayant des incapacités
et les TIC. Ce qui m’a le plus surpris, c’est de constater à quel point l’ambiguïté
qui plane lorsqu’il est question de définir les AT est porteuse de conséquences
notables pour l’octroi de ces mesures de soutien aux élèves. Effectivement,
comme vous avez pu le lire dans l’article, cette confusion entraîne des répercussions
sur plusieurs plans; la législation en matière d’accessibilité, le financement
de ces technologies au sein des établissements scolaires et finalement, la
formation et la pratique enseignante. C’est sur ce dernier point que je désire
développer ma réflexion.
J’ai été à la fois satisfaite et
inquiète à la lecture du passage abordant la formation des futurs enseignants
en ce qui concerne les aides techniques. Satisfaite, car j’étais heureuse de
constater que je n’étais pas la seule à ressentir un manque au plan de ma
formation aux nouvelles technologies en éducation. Inquiète, puisque cet
article a été publié en automne 2012 et qu’en hiver 2014, le seul cours de tout
notre cheminement universitaire qui aborde les TIC contient peu ou pas d’information
concernant les aides techniques. À la suite de leur étude portant sur la place
des TIC dans les programmes de baccalauréat en adaptation scolaire dans l’ensemble
des universités québécoises, Viens et Chalghoumi (sous presse) en viennent à la
conclusion suivante : « […] les cours TIC autant que les autres cours
actuellement offerts dans ces programmes négligent complètement les AT » (Chalghoumi,
2012). Cette constatation m’a interpellée, puisque je suis, comme vous toutes,
j’en suis certaine, soucieuse d’être à même d’aider mes élèves dans leur
utilisation de ces aides techniques. Jusqu’à présent, force est de constater qu’à
part le logiciel WordQ, je suis bien peu informée sur les divers types d’aides
techniques fournies aux élèves ayant des incapacités. C’est pourquoi j’ai
verbalisé ma demande, au cours passé, à savoir s’il serait possible pour nous d’assister
à une séance qui porterait entièrement sur les aides techniques en milieu
scolaire. Je crois que cela pourrait effectivement nous être à toutes très
favorable, et j’en profite pour remercier notre professeure-chargée de cours
qui s’est montrée ouverte à ma proposition.
![]() |
| Source: http://www.ceciaa.com/ wordq-support-de-l-ecrit-c1846-87.php |
En somme, je souhaite que nous
puissions achever notre baccalauréat avec une meilleure connaissance des
différents types d’aides techniques octroyées aux élèves qui présentent des
incapacités et avec une formation minimale sur leur utilisation en classe. De
cette façon, nous serons en mesure d’éviter ce genre de situation, par ailleurs
mis en lumière dans l’article de Mme Chalghoumi : « En effet, les élèves
qui font recours aux AT ont plus tendance à abandonner l’utilisation de leurs
technologies si l’enseignant ne les soutient pas dans cette utilisation »
(Beigel, 2000). Avec la formation adéquate, je n’ai aucun doute que nous serons
en mesure de soutenir nos futurs élèves dans le développement de leurs
compétences à apprendre différemment.
Liens pour articles mentionnés dans
le billet 2 :
Chalghoumi,
H. (2012). Repenser la définition des aides techniques en éducation. La Revue canadienne de l’apprentissage et de
la technologie (CJLT RCAT). Volume 38(3). Format
Pdf.
Beigel, A. R. (2000).
Assistive Technology assessment: more than the device. Intervention in School & Clinic, 35, 237-241.

