dimanche 16 mars 2014

Billet 4 : Démystifier le tableau numérique interactif

Bonjour à toutes,
            
Comme nous nous penchons présentement sur l’utilisation du tableau numérique interactif (TNI) dans le cadre de notre cours universitaire, j’ai décidé de rédiger mon quatrième billet sur ce même sujet. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de pouvoir me familiariser avec cet outil technologique dès mon tout premier stage à l’Université. La technologie étant de plus en plus présente dans les écoles primaires, j’ai pu poursuivre mon apprentissage de l’enseignement par le biais du TNI, puisque les deux autres groupes qui m’ont accueillie à titre de stagiaire disposaient également de ce type d’interface dans leur classe. Par le biais de mes stages en milieu scolaire, j’ai donc beaucoup appris sur les nombreux avantages et les quelques contraintes qui caractérisent l’usage du TNI.
           
Le domaine de l’adaptation scolaire requiert des enseignants qui y œuvrent de faire preuve d’une grande imagination. Effectivement, afin de susciter l’intérêt d’élèves qui cheminent parfois avec des problématiques majeures étant susceptibles de limiter leur motivation, il faut que les activités conçues par les enseignants soient attrayantes. À cet effet, je trouve que le TNI en classe facilite grandement la tâche des titulaires. Les multiples fonctionnalités (couleurs, fonds animés, images, etc.) ainsi que l’aspect interactif élargissent les horizons de l’enseignement des disciplines scolaires. Grâce à cet outil, un simple coup de crayon nous permet de télécharger une vidéo éducative venant appuyer l’enseignement d’une notion quelconque. L’accès instantané à un contenu presque inépuisable est désormais possible grâce à l’utilisation de ces tableaux en classe. À mon avis, et selon l’expérience que j’ai accumulée face à son utilisation en classe, le TNI représente un allier de taille pour l’enseignant du domaine de l’adaptation scolaire. Il facilite la présentation d’informations diversifiées aux élèves lors des SAÉ (vidéos éducatives, documentaires, jeux-questionnaires interactifs, etc.) et permet d’adapter plus facilement les contenus disciplinaires en fonction des élèves. À titre d’exemple, lors de mon plus récent stage auprès d’une clientèle d’élèves dysphasiques, tous les textes que je présentais aux enfants étaient agrandis grâce au TNI, et celui-ci me permettait également de mettre en relief les notions importantes en utilisant un code de couleurs avec les surligneurs.


Source: http://www.enseignons.be/actualites/tic/page/2/
À la suite de la lecture de l’article rédigé en 2011 par deux jeunes élèves du secondaire, je me permets d’apporter une nuance à leurs propos, tout en saluant leur initiative remarquable compte tenu de leur jeune âge. Dans leur lettre d’opinion intitulée « Nouveau gaspillage de fonds en éducation », ils affirment entre autres « [qu’]avec la tâche déjà très lourde pour les enseignants, ces derniers n'arriveront pas à concevoir des cours utilisant des [TNI] toute l'année. » (Élément & Tremblay, 2011) Toutefois, sans qu’il soit nécessaire d’intégrer le TNI à la totalité des activités réalisées en classe, il s’avère très simple de concevoir des activités interactives par le biais de cet outil, et ce, même pour des gens (comme moi) qui ont peu de connaissances en ce qui a trait aux technologies. Aussi, je n’abonde pas du tout dans leur sens lorsqu’ils affirment « [qu’]entre les jeunes et le tableau blanc subsiste une interaction à fréquence quasi nulle. » (Élément & Tremblay, 2011) Par expérience, les jeunes d’aujourd’hui en connaissent parfois plus que nous sur le fonctionnement de ces tableaux interactifs et leur participation est incontournable. Ils souhaitent eux-mêmes venir au tableau et pour les élèves qui présentent des difficultés motrices, l’outil facilite les interactions et l’accès à la matière.   De plus, en termes d’accessibilité, certains éditeurs conçoivent maintenant du matériel didactique dédié à l’usage du TNI en classe. Pour l’avoir expérimenté, je dois dire que ces ouvrages facilitent grandement la tâche des enseignants qui les utilisent.

En somme, je pense que le fait que l’article de ces deux jeunes ait été rédigé il y a trois ans doit être pris en considération. Néanmoins, je suis d’accord lorsqu’ils soutiennent que les coûts d’installation et d’entretien de ces outils technologiques sont exorbitants et que cet argent aurait pu être investi en éducation de manière plus partagée.

Lien pour l’article mentionné dans le billet 4 :
Élément, R. & Tremblay, F. (2011). Libre opinion – Nouveau gaspillage de fonds en éducation. Le Devoir. Repéré à l’URL  http://www.ledevoir.com/societe/education/318479/libre-opinion-nouveau-gaspillage-de-fonds-en-education

  

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