Bonjour
à toutes,
Comme nous nous penchons
présentement sur l’utilisation du tableau numérique interactif (TNI) dans le
cadre de notre cours universitaire, j’ai décidé de rédiger mon quatrième billet
sur ce même sujet. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de pouvoir me
familiariser avec cet outil technologique dès mon tout premier stage à l’Université.
La technologie étant de plus en plus présente dans les écoles primaires, j’ai
pu poursuivre mon apprentissage de l’enseignement par le biais du TNI, puisque
les deux autres groupes qui m’ont accueillie à titre de stagiaire disposaient
également de ce type d’interface dans leur classe. Par le biais de mes stages
en milieu scolaire, j’ai donc beaucoup appris sur les nombreux avantages et les
quelques contraintes qui caractérisent l’usage du TNI.
Le domaine de l’adaptation scolaire
requiert des enseignants qui y œuvrent de faire preuve d’une grande
imagination. Effectivement, afin de susciter l’intérêt d’élèves qui cheminent
parfois avec des problématiques majeures étant susceptibles de limiter leur
motivation, il faut que les activités conçues par les enseignants soient
attrayantes. À cet effet, je trouve que le TNI en classe facilite grandement la
tâche des titulaires. Les multiples fonctionnalités (couleurs, fonds animés,
images, etc.) ainsi que l’aspect interactif élargissent les horizons de l’enseignement
des disciplines scolaires. Grâce à cet outil, un simple coup de crayon nous permet de télécharger une vidéo éducative
venant appuyer l’enseignement d’une notion quelconque. L’accès instantané à un
contenu presque inépuisable est désormais possible grâce à l’utilisation de ces
tableaux en classe. À mon avis, et selon l’expérience que j’ai accumulée face à
son utilisation en classe, le TNI représente un allier de taille pour l’enseignant
du domaine de l’adaptation scolaire. Il facilite la présentation d’informations
diversifiées aux élèves lors des SAÉ (vidéos éducatives, documentaires, jeux-questionnaires
interactifs, etc.) et permet d’adapter plus facilement les contenus
disciplinaires en fonction des élèves. À titre d’exemple, lors de mon plus
récent stage auprès d’une clientèle d’élèves dysphasiques, tous les textes que
je présentais aux enfants étaient agrandis grâce au TNI, et celui-ci me
permettait également de mettre en relief les notions importantes en utilisant
un code de couleurs avec les surligneurs.
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| Source: http://www.enseignons.be/actualites/tic/page/2/ |
À la suite de la lecture de l’article rédigé en 2011
par deux jeunes élèves du secondaire, je me permets d’apporter une nuance à
leurs propos, tout en saluant leur initiative remarquable compte tenu de leur
jeune âge. Dans leur lettre d’opinion intitulée « Nouveau gaspillage de fonds en
éducation », ils affirment entre autres « [qu’]avec la tâche déjà très lourde pour les enseignants, ces
derniers n'arriveront pas à concevoir des cours utilisant des [TNI] toute
l'année. » (Élément & Tremblay, 2011) Toutefois, sans qu’il soit
nécessaire d’intégrer le TNI à la totalité des activités réalisées en classe,
il s’avère très simple de concevoir des activités interactives par le biais de
cet outil, et ce, même pour des gens (comme moi) qui ont peu de connaissances
en ce qui a trait aux technologies. Aussi, je n’abonde pas du tout dans leur
sens lorsqu’ils affirment « [qu’]entre les jeunes et le tableau blanc
subsiste une interaction à fréquence quasi nulle. » (Élément &
Tremblay, 2011) Par expérience, les jeunes d’aujourd’hui en connaissent parfois
plus que nous sur le fonctionnement de ces tableaux interactifs et leur
participation est incontournable. Ils souhaitent eux-mêmes venir au tableau et
pour les élèves qui présentent des difficultés motrices, l’outil facilite les
interactions et l’accès à la matière. De
plus, en termes d’accessibilité, certains éditeurs conçoivent maintenant du
matériel didactique dédié à l’usage du TNI en classe. Pour l’avoir expérimenté,
je dois dire que ces ouvrages facilitent grandement la tâche des enseignants
qui les utilisent.
En somme, je pense que le fait que l’article de ces
deux jeunes ait été rédigé il y a trois ans doit être pris en considération.
Néanmoins, je suis d’accord lorsqu’ils soutiennent que les coûts d’installation
et d’entretien de ces outils technologiques sont exorbitants et que cet argent
aurait pu être investi en éducation de manière plus partagée.
Lien pour l’article mentionné dans
le billet 4 :
Élément,
R. & Tremblay, F. (2011). Libre
opinion – Nouveau gaspillage de fonds en éducation. Le Devoir. Repéré à l’URL
http://www.ledevoir.com/societe/education/318479/libre-opinion-nouveau-gaspillage-de-fonds-en-education

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