Bonjour
et bonne semaine de relâche à toutes!
Pour mon troisième billet, j’ai
choisi de me pencher sur un sujet qui m’intéresse tout particulièrement; le
rapport qu’entretiennent les orthopédagogues avec les technologies de l’information
et de la communication (TIC). Effectivement, après maintenant trois années à
étudier au baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire, j’ai choisi l’avenue
vers laquelle je compte orienter ma spécialisation professionnelle; l’orthopédagogie.
Cette branche de l’éducation en adaptation scolaire me plaît en raison,
notamment, de la possibilité d’œuvrer en dénombrement flottant. Je trouve que
cette façon de travailler confère au professionnel une plus grande possibilité
de différenciation pédagogique auprès des élèves suivis, et une approche plus
personnalisée aux besoins de chacun.
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| Source: http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=585 |
La lecture de l’article rédigé par
Mme Karine Guay et intitulé « Les orthopédagogues et l’intégration des TIC »
m’a permis de constater deux choses; d’une part, les orthopédagogues qui
pratiquent actuellement accordent une grande importance à l’utilisation des TIC
en intervention auprès des élèves. C’est ce qui ressort de l’étude menée en
2007 par Jean Loiselle, de l’Université du Québec à
Trois-Rivières(UQTR) et Jean Chouinard, du Service national du réseau pour
le développement des compétences par l’intégration des technologies (RÉCIT) en
adaptation scolaire. En effet, leurs résultats démontrent que « 92,4%,
des orthopédagogues […] considèrent les
TIC comme « pertinents, très pertinents, voire indispensables » en enseignement »
(Guay, 2012). D’autre part, l’auteure de l’article nous présente également des
statistiques qui, malgré l’engouement apparent envers les TIC en orthopédagogie,
démontrent que les technologies sont encore peu exploitées lors de l’intervention
auprès des élèves. Les résultats de l’étude précédemment citée font ressortir
que « moins de la moitié des répondants, c’est-à-dire 44%, disent […]
employer [les TIC] fréquemment pour de la rééducation et de la consolidation de
notions » (Guay, 2012). Il en résulte donc que la grande majorité des
orthopédagogues considèrent les TIC comme étant essentielles à leur pratique,
mais qu’en réalité, une faible proportion d’entre eux les intègre régulièrement
à leurs interventions.
Ce constat m’amène à me questionner
(encore une fois) sur la formation qui est dispensée aux intervenants du milieu
de l’éducation quant à l’intégration des TIC. La formation universitaire
est-elle suffisante? Les perfectionnements professionnels accordent-ils une
place prépondérante à l’intégration des TIC en orthopédagogie? Si l’on se fie
aux données statistiques présentées dans l’article de Mme Guay, on peut
présumer que la réponse à ces deux interrogations est probablement non.
Autrement, pourquoi des orthopédagogues motivés face à l’intégration des TIC
dans leur pratique le feraient-ils si peu en réalité? À mon avis, la cause de
ce phénomène se solde en un grand manque de connaissances et de soutien aux professionnels
quant à l’intégration des TIC au sein des interventions orthopédagogiques.
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À ce sujet, j’ai fait la découverte
d’un site internet qui présente diverses capsules d’informations sur les aides technologiques
à l’apprentissage en orthopédagogie.
Cliquez sur le lien ci-contre pour
y accéder : http://aprescours.ticfga.ca/orthopedagogie-les-aides-technologiques-a-lapprentissage/
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Lien pour l’article mentionné dans
le billet 3 :
Guay,
K. (2012). Les orthopédagogues et l’intégration des TIC. RIRE : Réseau d’information pour la réussite éducative. Repéré
à l’URL http://rire.ctreq.qc.ca/2012/08/les-orthopedagogues-et-l%E2%80%99integration-des-tic/

Bonjour Alexie,
RépondreSupprimerJe trouve ton billet et les sources que tu y inclues très intéressants. Lors du dernier stage que nous avons effectué à l’automne passé, j’ai eu la chance d’être en dénombrement flottant, soit en orthopédagogie. Aussi, un défi qui ressortait de mon deuxième stage, soit du stage qui précède celui en orthopédagogie, était de développer davantage la compétence 8, l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les activités d’enseignement-apprentissage. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de répondre à ce défi, car je n’ai pu intégrer les TIC dans mon enseignement en orthopédagogie. C’est pour cette raison que ton billet m’a grandement interpellé.
Le faible pourcentage représentant le nombre d’orthopédagogues qui incluent réellement les TIC dans leur enseignement, soit 44%, ne m’étonne pas. En effet, je me suis rendue compte qu’il est difficile d’intégrer les TIC dans des micro-activités de 30 minutes faites en orthopédagogie. L’hypothèse que je lance à l’instant c’est que l’intégration de nouvelles technologies prend du temps et que, dû au fait que les orthopédagogues n’ont que quelques blocs de 30 minutes par semaine avec les mêmes élèves, le temps d’intégrer celles-ci est mis de côté pour l’accorder davantage aux élèves eux-mêmes.
Pour terminer, je crois que c’est la combinaison de plusieurs facteurs qui fait en sorte que les orthopédagogues ont de la difficulté à intégrer les TIC dans leur profession. Les facteurs possibles sont : la manque de temps, le manque de formation, le sentiment d’incompétence face aux TIC, le manque de soutien, le manque de connaissances, le manque de ressources offertes et plusieurs autres.
Merci pour cette réflexion.
+++
Suite à la lecture de ton billet, j’ai trouvé un blog sur l’orthopédagogie dans lequel on retrouve plusieurs billets sur l’intégration des TIC. Je pense qu’il pourrait t’intéresser.
http://orthopedagogie.over-blog.com/categorie-12340533.html
Bonjour Alexie,
RépondreSupprimerDans le cadre de mon stage en orthopédagogie, je n'ai malheureusement pas eu la chance de manipuler beaucoup les TIC avec les élèves. En allant dans les classes, j'ai constaté que tous les enseignants en avait un, mais ce n'était pas le cas pour les orthopédagogues. Trop souvent les locaux de dénombrement flottant se retrouvent dans de minuscules espaces où il est quasi impossible d'y accrocher un TNI. C'est dommage! Je trouve cela très malheureux pour les élèves, car ceux-ci apprécient réellement manipuler ce genre d'outil. L'apprentissage est d'autant plus favoriser lorsque l'élève prend part activement aux exercices. Le TNI permet de personnaliser les activités et d'apporter du supplément de contenu qui va plus loin que la feuille de papier.
Même si le TNI est un très bon outil, les jeux de société à caractère éducatif restent un bon ami particulièrement en orthopédagogie.
Le site du Récit propose tout un dossier sur le TBI (TNI) qui peut être utilisé autant pour les enseignants que pour les orthopédagogues:(http://www.recitus.qc.ca/tic/dossiers-tic/tableau-blanc)
J'ai aussi trouvé ce vidéo qui présente le TBI en relation avec la pédagogie. Ce n'est pas directement en lien avec ton sujet, mais je le trouvais très pertinent: (https://www.youtube.com/watch?v=RgAhlbMc0dU )